
Saint Stanislas Kostka
Frère · 1550-1568
Religieux, novice jésuite, patron de la Pologne et des jeunes
Saint Stanislas Kostka fut un novice polonais de la Compagnie de Jésus. Il mourut à Rome au dixième mois de son noviciat, avant d'avoir dix-huit ans. Il est patron de la Pologne et des jeunes. Le Martyrologe romain le commémore le 15 août, jour de sa mort ; en Pologne, sa fête est célébrée le 18 septembre.
Il naquit en 1550 à Rostkowo, en Mazovie, et fut baptisé dans la ville voisine de Przasnysz. Il était le fils de Jan Kostka, castellan de Zakroczym et sénateur du royaume de Pologne, et de Małgorzata Kryska. En 1564, il partit pour Vienne avec son frère aîné Paul et un précepteur pour étudier au collège des jésuites.
À Vienne, il se distinguait par sa piété, qui irritait Paul ; son frère le traitait durement et allait jusqu'à le frapper. Lorsque le pensionnat des jésuites fut fermé, les frères allèrent loger chez un luthérien. Là, Stanislas tomba gravement malade, et le propriétaire refusa de laisser entrer un prêtre catholique. Comme il le confia plus tard à son précepteur et à un confrère, sainte Barbe, à qui il s'était recommandé, vint à lui avec deux anges et lui apporta la sainte communion. Selon la bulle de canonisation, la Vierge Marie déposa ensuite l'Enfant Jésus dans ses bras ; il guérit alors et résolut d'entrer dans la Compagnie de Jésus.
Les jésuites de Vienne, craignant la colère de son père, refusèrent de l'accueillir. En août 1567, Stanislas s'enfuit donc en secret, échangea ses habits de gentilhomme contre ceux d'un pauvre pèlerin et se mit en route à pied. La même bulle raconte que Paul le poursuivit à cheval, mais ne le reconnut pas. À Dillingen, le provincial Pierre Canisius, aujourd'hui saint et docteur de l'Église, le mit à l'épreuve en lui confiant des services au pensionnat, puis l'envoya à Rome. Là, le 28 octobre 1567, le supérieur général, saint François de Borgia, l'admit au noviciat près de l'église Sant'Andrea al Quirinale.
Le maître des novices voyait en lui un modèle de vie religieuse. Stanislas accomplissait volontiers les travaux les plus humbles et avait une dévotion particulière à la Vierge Marie. On considère comme sa devise les mots « Ad maiora natus sum », « Je suis né pour de plus grandes choses ». En août 1568, il tomba malade et, dans une lettre à la Vierge, lui demanda de pouvoir célébrer avec elle au ciel la fête de l'Assomption. Il mourut aux premières heures du 15 août 1568, le jour même de cette fête, comme il l'avait annoncé. Il repose dans l'église Sant'Andrea al Quirinale.
Le pape Paul V le béatifia en 1605, et Benoît XIII le canonisa le 31 décembre 1726, en même temps que saint Louis de Gonzague. Jean-Paul II rappelait qu'étudiant à Rome, il venait presque chaque jour prier sur sa tombe ; en 1988, il compara sa courte vie, commencée à Rostkowo et poursuivie par Vienne jusqu'à Rome, à une grande course vers la sainteté. En 2018, pour le 450e anniversaire de sa mort, le pape François souhaita aux jeunes que sa devise les inspire.