Bienheureuse Sandra Sabattini
Laïc · 1961-1984
Laïque, étudiante en médecine, membre de la Communauté Pape Jean XXIII
La bienheureuse Sandra Sabattini était une jeune laïque de Rimini, étudiante en médecine et membre de la Communauté Pape Jean XXIII, fondée par don Oreste Benzi. Elle est morte à vingt-deux ans après avoir été renversée par une voiture. Elle était fiancée et on l'appelle parfois la première fiancée élevée sur les autels. L'Église fait mémoire d'elle le 4 mai, jour fixé dans la lettre apostolique de sa béatification.
Elle est née le 19 août 1961 à Riccione, dans le diocèse de Rimini, et a été baptisée le lendemain. Elle venait d'une famille profondément croyante et de condition modeste. Quand elle avait quatre ans, la famille s'est installée dans la paroisse Saint-Jérôme de Rimini, dont le curé était son oncle, frère de sa mère, don Giuseppe Bonini. À dix ans, à l'insu de tous, elle a commencé à noter ses réflexions. Dans l'une de ses premières notes, elle a écrit que la vie sans Dieu n'est qu'un passe-temps, ennuyeux ou agréable, en attendant la mort.
En 1974, elle a rencontré don Benzi et sa communauté. Après un séjour dans les Dolomites avec des jeunes gravement handicapés, elle est revenue résolue à les aider et a dit à sa mère qu'ils étaient tous épuisés, mais qu'elle n'abandonnerait jamais ces personnes. Lorsque la communauté a ouvert en 1980 à Igea Marina un centre thérapeutique pour jeunes toxicomanes, Sandra s'est aussitôt engagée dans ce service et, pendant les vacances d'été, elle y travaillait à plein temps. Dans les personnes handicapées et les toxicomanes, elle voyait le visage de Jésus souffrant.
Après son baccalauréat, obtenu à Rimini en 1980, elle a commencé des études de médecine à l'Université de Bologne. Elle rêvait de partir en Afrique comme médecin missionnaire. Elle était fiancée à Guido Rossi, lui aussi membre de la communauté, avec qui elle partageait ce service et envisageait une vie commune. Elle se levait tôt pour consacrer à Dieu dans la prière les premières heures du jour, elle adorait le Saint-Sacrement et, dans ses choix, demandait conseil à son directeur spirituel. Après sa mort, don Benzi a publié son journal spirituel.
Le 29 avril 1984, elle se rendait avec des amis à une rencontre de la communauté à Igea Marina. Alors qu'elle venait de descendre de voiture et attendait pour traverser la route, une autre voiture l'a renversée. Dans le coma, elle a été transportée à l'hôpital de Rimini puis à Bologne, où elle est morte le 2 mai 1984.
En 2018, le pape François a reconnu l'héroïcité de ses vertus et, en 2019, un miracle obtenu par son intercession : la guérison d'un homme atteint d'un cancer du côlon avec métastases, inexplicable pour la science médicale. La béatification a eu lieu à Rimini le 24 octobre 2021 ; le cardinal Marcello Semeraro l'a présidée au nom du pape. Ce jour-là, après l'Angélus, François l'a évoquée comme une jeune fille joyeuse, animée d'une grande charité et de la prière quotidienne, qui s'est consacrée avec enthousiasme au service des plus faibles.